Nouveau recueil de pensées à découvrir, ici !

samedi 11 juin 2016

Une prière pour Owen



- Une prière pour Owen, John Irving, Editions Points

Un roman chargé d’humanité, d’amour et d’émotions mêlées ! Un must, tout simplement !

Avec ses 699 pages, "Une prière pour Owen" est sans conteste un des plus beaux ouvrages de John Irving. Cet auteur parmi d’autres, dont j’affectionne particulièrement l’écriture, nous réserve toujours de bien belles surprises avec ses histoires, où il aborde de manière assez...

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Informations sur le livre :

Titre : Une prière pour Owen
Auteur : John Irving
Editions : Points
ISBN : 9782020257794
Prix : 8,95 euros

lundi 30 mai 2016

Avenue des mystères

Le dernier roman de John Irving : une énième perle à lire absolument !

Pour les adeptes de John Irving, mais aussi pour les autres, il serait bien injuste de ne pas reconnaître que l'imagination dont l’auteur fait preuve est loin d’être un feu de paille, et déborde sans compter. À 74 ans, ce romancier américain se balade d’histoire en...

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Informations sur le livre :

Titre : Avenue des mystères
Auteur : John Irving
Editions : Seuil
ISBN : 9782021299786
Prix : 22,00 €

jeudi 28 avril 2016

L'horizon à l'envers

L’horizon à l’envers, Marc Lévy, Éditions Robert Laffont/Versilio
« Et puis, il voulut croire que Luke s’était trompé, que rien de ce qu’il lui avait dit n’était vrai, ni même possible. Une telle chose ne pouvait pas arriver à Hope. La terre était remplie d’ordures, d’hommes qui ne servaient à rien, qui ne faisaient que détruire, mais Hope… Hope découvrirait un jour un remède à la maladie d’Alzheimer, alors ce n’était pas possible qu’elle soit atteinte d’un mal incurable. Elle avait une mission à accomplir, et ce serait la pire des saloperies qu’une tumeur l’empêche de sauver des millions de gens. Si la mort voulait son âme, qu’elle en choisisse une autre, une bien tordue, mais pas celle de Hope qui était si belle et si rieuse. » Extrait du livre
Entre rêve et réalité

L’idéalisme pour credo où l’impossible devient possible sans aucune barrière ni aucun garde-fou, c’est ce qui pousse trois étudiants chercheurs en neurosciences ; Josh, Hope et Luke. Et lorsque l’amour s’en mêle, tout est multiplié, amplifié. Les rêves sont à portée de main, les utopies offrent l’illusion d’être accessibles, ce qui fait que « même en bonne santé, il faut beaucoup d’utopies pour vivre. »
Complices, mais aussi rivales, ils travaillent sur un projet ambitieux qui doit rester secret et où forcément la rivalité est présente, sachant que dans un tel cas, elle « est rageuse, source de créativité, d’énergie augmentée ». C’est d’ailleurs sur ce point que Flinch, le directeur du centre de recherche secret et ultra sophistiqué, mise pour que les étudiants qu’il recrute aboutissent dans leurs recherches.
Dans le cas de Josh, Hope et Luke, le projet de recherches en neurosciences est d’une ampleur sans commune mesure. Il repose sur le codage, la sauvegarde ainsi que sur le transfert de données du cerveau vers la machine. Des années de recherches pour parvenir à trouver le moyen de copier et sauvegarder les souvenirs, mais aussi la conscience d’une personne sur l’ordinateur du centre, afin, à terme, de les réintégrer… dans un autre cerveau qui en serait privé ou dépourvu suite à un accident de la vie, une amnésie… parce que « comment accepter la précarité de la vie si nous devions totalement disparaître avec la mort. La technologie pourrait offrir un jour à l’homme la possibilité que la mémoire de son vécu ne soit plus transmise par ses seuls descendants, mais par lui-même. »
Le pari est osé, fou aussi, toutefois les premiers résultats, tellement probants, puis les suivants le sont plus encore, qu’ils leur offrent la promesse d’une éternité probable. L’amour sans borne qui unit Josh et Hope n’est pas étranger à l’évolution de leurs recherches : « Parfois […] il est impossible d’expliquer ce que tu ressens pour quelqu’un, mais tu sais que cette personne t’emmène là où tu n’étais encore jamais allé. »
Pour atteindre les limites du possible rien n'est impossible

Cet amour poussera encore plus loin les limites du possible et de l’entendement lorsqu’ils apprendront que Hope est atteinte d’une tumeur incurable au cerveau. Malgré le tragique de la situation, elle ne perdra pas sa bonne humeur, battante même dans les moments d’intense fatigue, jouant chaque fois la carte de l’humour : « Elles se sentent bien dans mon cerveau [les tumeurs], elles doivent le trouver super confortable ». Une question reste en suspend à laquelle personne n’a de réponse, mais qui nous mène à une profonde réflexion : « Quelles bonnes raisons justifient que l’on meure avant d’avoir vécu ? »
Bien que jusque là elle fût le « thermomètre » de leur trio, modérant les ardeurs de chacun pour qu’ils ne perdent pas pied avec la réalité, après la découverte de cette tumeur dans son cerveau, Hope s’investira complètement et sans plus de retenue avec ses partenaires de recherches, ses complices, gardant « le sourire comme un habit de dignité, précieux et rare en de telles circonstances. »
À travers ce roman, l’auteur nous amène à réfléchir sur ce  qui fait la vie et la mort, car « la vie, la mort ce n’est jamais qu’une question de temps », la moralité et l’éthique, la maladie et la recherche, l’amour et l’amitié, mais aussi nos relations avec les autres dans leur ensemble.
Les personnages sont touchants, voire attachants, même Luke en dépit de ses airs d’ours bourru parviendra à atteindre notre estime.
Marc Lévy nous offre avec « L’horizon à l’envers », une histoire d’amour bouleversante où la trame tourne autour des thèmes où il excelle à merveille, à savoir les relations quelles soient amicales, amoureuses ou filiales avec cette fois une bonne dose de sciences et neurosciences en prime.
Nous constaterons d’ailleurs que les recherches mêmes de l’auteur n’ont été ni négligeables ni superficielles, un vrai travail de prospection a dû être nécessaire pour parvenir à un résultat aussi abouti. On notera un certain approfondissement pour enrichir cet ouvrage.
Retenons tout de même que « Le bonheur se résume finalement à de toutes petites choses », et ça, c’est une vérité indéniable, pas une utopie !
Marie BARRILLON
(Avril 2016)
Quelques phrases relevées au cours de ma lecture :
« Je n’ai qu’un cœur et je n’ai pas envie qu’on me l’abîme. »
« Quelqu’un qui vous garde dans ses bras quand il dort, qui vous sourit en ouvrant les yeux, c’est comme une étincelle d’amour qui peut vous rendre heureuse. »
« Si tu n’es pas prête à tout pour repousser les murs de ton quotidien, alors peut-être que tu ne veux pas être heureuse. »
« Constater un problème est une chose, le résoudre en est une autre, surtout quand les intérêts économiques des uns se trouvent sur le chemin des autres. »
« On a tous des fêlures, c’est par elles que la lumière entre. »
« Il est d’amples poitrines qui, pour respirer à l’aise, n’auront pas assez de l’univers. »
« Il est des souvenirs que les années n’effacent pas. »
« Lorsque maman est morte, j’ai nourri en moi le chagrin de son absence, je le nourris encore. Je ne voulais pas qu’il m’abandonne aussi, cela aurait été comme la perdre une deuxième fois. Je n’avais plus que cette douleur pour me rattacher à elle. »
« Je veux rester émerveillé par un secret que l’on échange dans le silence d’un regard au milieu de tous. »
« Si la brigade de la modestie passe par là, tu prends perpète… »
« Quel homme aurait ta sensibilité si une histoire d’amour ne l’avait pas fait souffrir ? Les plans d’origine chez les garçons sont bien trop imparfaits, il a forcément fallu que tu te reconstruises. »
« Même dans l’antichambre du néant l’homme trouvait encore le moyen d’imposer des règlements. »
« Il avait horreur des silences parce qu’ils faisaient pousser les regrets comme autant de fleurs fanées avant d’avoir vécu. »
« Leurs conversations fouillaient les greniers de leurs vies et des bribes de bonheur finissaient toujours par surgir des cartons poussiéreux de leur mémoire. »
« Tu feras le premier pas, c’est le plus dur, les autres suivent sans que l’on s’en rende compte. »
« L’histoire est pavée d’hommes de petite taille qui furent de grandes lumières. »
« Nous avons été heureux et cela implique certains devoirs à l’égard du bonheur. »
« Il y a toujours de belles choses à découvrir, même dans les moments les plus moches. » 
Informations sur le livre :
Titre : L’horizon à l’envers
Auteur : Marc Lévy
Éditions : Robert Laffont/Versilio
ISBN : 9782221157848
Prix : 21,50 €

mardi 5 avril 2016

L’immeuble des femmes qui ont renoncé aux hommes

L’immeuble des femmes qui ont renoncé aux hommes de Karine Lambert, Éditions Le Livre de Poche
 « Il a fait froid toute la semaine. Les rues sont désertes. Même Jean-Pierre a renoncé à sa virée quotidienne. Dans l’immeuble des femmes, aucun bruit, chacune est calfeutrée dans son appartement. Au deuxième étage, Juliette se demande si elles rêvent d’un homme, si elles pensent à l’avenir, si elles envisagent de finir leur vie sans caresses. Et si elle est à la bonne place avec une Reine qui parle aux bambous et une accro de yoga qui se met sur la tête à tout bout de champ. Depuis qu’elle vit ici, elle visualise ses vieux jours. Le scénario est toujours le même. » Extrait du livre
« La casa Célestina »
Elles sont cinq femmes, d’âges et de statut différents, groupées dans un petit nid où les hommes n’ont pas droit de légion, et encore moins celui d’y avancer un pied. Seul Jean-Pierre, le chat, règne en maître en tant que mâle parmi ces femmes. Autant dire qu’il est choyé !
Ce petit nid, « L’immeuble des femmes qui ont renoncé aux hommes », appelé « La casa Célestina », elles l’ont investi chacune à leur tour, et chacune avec ses raisons personnelles, légitimes ou non.
Elles ne sont pas foncièrement féministes, mais les souffrances d’un passé, pas toujours si lointain, les ont amenées à fermer les yeux sur la gent masculine, plus par souci de préservation de soi. Ceci étant la première des motivations
Tout se déroule bien dans le petit immeuble, jusqu’à l’arrivée de Juliette, une jeunette de trente et un ans, qui ne comprend pas l’état d’esprit de ces femmes qu’elle prend cependant en affection. Toutefois, elle n’hésitera pas à les affronter pour dire tout haut ce qu’elle pense, quitte à mettre aux pieds de chacune d’entre elles les mauvaises raisons, à son sens, qu’elles ont utilisé pour, soit déculpabiliser, soit se dédouaner, soit encore se créer des prétextes pour ne pas voir l’évidence ou la réalité, parfois si flagrante, qu’elles refusent sciemment ou non d’affronter. Simone avancera : « Je n’ai pas renoncé aux hommes. J’ai renoncé à en prendre plein la gueule. […] Chacun chez soi et les vaches seront bien gardées. »
Où est le bonheur dans tout cela ?
Sont-elles vraiment heureuses sans présence masculine ? Pourquoi pas ! Simone ajoutera encore : « Nous sommes libres. Des locataires volontaires. Et ce n’est pas un gratte-ciel, juste un petit immeuble. Cinq femmes, dont une qui n’a pas du tout renoncé. À l’échelle planétaire, c’est une minorité, pas une épidémie. […] Le couple n’est pas le seul modèle. Il y a plein de façons d’être heureux. »
Après tout, n’est-il pas important de ne pas être malheureux, même si au final nous ne sommes pas heureux ? Ne pas être heureux sans être malheureux, c’est déjà mieux que d’être malheureux et ne rien faire pour changer cet état de fait.
Ces cinq femmes se retrouvent régulièrement pour des repas amicaux, des sorties et autres activités. Elles semblent être sereines, mais c’est sans compter sur l’installation de Juliette, venue avec son grain de sel gros comme la tête d’un bonhomme de neige pour chambouler toute la maisonnée. Parce qu’il est, pour elle, inconcevable de vivre sans homme, irréel de fermer la porte à tout besoin de tendresse. Et Juliette, elle est tout le contraire de cela. En constante recherche d’amour, de romantisme, d’attention, de douceur, et tout ce qu’offre le grand amour. Elle a tant besoin de tout cela, elle, justement.
Néanmoins, avant de tout retourner dans le cœur de chacune, elle va chercher à comprendre les motivations de ses nouvelles amies. Parce que vivre pour soi c’est bien, mais ça ne suffit pas pour Juliette qui estime que la vie c’est autre chose de plus attrayant.
Parviendra-t-elle à leur faire entendre [sa] raison ?
« L’immeuble des femmes qui ont renoncé aux hommes » est une histoire sympathique où l’on retrouve toutes sortes d’émotions. L’entraide et le respect entre chacune sont pure évidence. Doutes et remise en question seront aussi au programme.
Ce roman est rédigé d’une plume légère et limpide. Les personnages sont attachants, mais pas apitoyés, drôles sans jamais être colériques.
On notera également que ce n’est pas, ici, un règlement de compte contre, ou envers, les hommes ni une quelconque vengeance. Il n’y a rien dans cet ouvrage qui va dans ce sens. C’est bon, c’est léger avec des pointes d’humour parsemées, en prime.
À lire avec le cœur !
Petites phrases relevées en cours de lecture :
« Il n’y a que sur scène qu’on peut danser tous les jours la même chorégraphie avec son partenaire sans tomber. Dans la vie c’est plus périlleux. »
« L’amour […] c’est un voyage obstiné. Le véritable amour, il est sauvage, ce n’est pas un jardin qu’on cultive. »
« Quand on est en colère ou triste, les pensées se transforment en marsupilamis bondissants. »
« Quand on se met au régime, on ne va pas s’installer dans un magasin de pralines. »
« On ne peut pas se protéger en amour. La seule protection c’est l’abstinence. »
« Je ne fais pas la grève de la faim. […] Je choisis un autre menu. »
« Les pensées, c’est comme les insectes. Quand tu les entends voler, reviens à ta respiration. Il y a une oasis à l’intérieur de toi, elle attend que tu viennes t’y reposer, te défroisser… »
« Si tu n’es pas heureux aujourd’hui, cache ta douleur derrière ton sourire. »
« La vie c’est une succession de déséquilibres. »
« Les hommes ont besoin d’être emmenés là où ils ne s’y attendent pas. Insaisissable, telle une libellule, ils te pensent là et tu es ailleurs. Attention ! C’est une recette pour un soir, pas un pot-au-feu pour la vie. »
Informations sur le livre :
Auteur : Karine Lambert
Éditions : Le Livre de Poche
ISBN : 9782253182719

jeudi 3 septembre 2015

La vie en mieux

La vie en mieux d’Anna Gavalda, Éditions LeDilettante
« Tous mes sens étaient sollicités, flattés, fêtés. Ce n’était pas le vin qui m’enivrait, c’était eux. Eux deux. Cette escalade, ce jeu entre eux, cette façon qu’ils avaient de se couper sans cesse la parole en me tendant la main pour me hisser à bord, à leur bord, et me faire rire de nouveau. J’adorais ça. J’avais l’impression d’être un morceau de barbaque qu’on aurait mis à décongeler au soleil. Je ne me souvenais plus que j’avais tant de répartie, que j’étais si poreux, si tendre et à ce point digne d’attention. Oui, je l’avais oublié. Ou peut-être ne l’avais-je jamais su… » Extrait de la seconde nouvelle du livre 
Deux vies différentes… Mais, avec des points communs
Cet ouvrage regroupe deux longues nouvelles sur la vie de deux personnages paumés ou écorchés, emplis de désillusions. Elles sont différentes (ces vies) tout en ayant pour point commun le mal-être des personnages principaux de ces histoires.
Ce mal-être que nous pouvons constater autour de nous dans le quotidien de certaines personnes, parfois même dans notre propre entourage. Un emploi non valorisant, sans objectif, une insatisfaction latente, et où la superficialité agrémente les jours. 
Dans la première histoire, c’est Mathilde, 24 ans, que nous suivons. Engoncée dans un travail sans intérêt, monotone et ennuyeux, malgré des études d’art : « J’occupais les mains pour tromper l’esprit ». Elle vit en colocation avec deux sœurs et alors qu’une mission lui est confiée, un incident fâcheux va malmener son quotidien. Elle va donc réaliser à quel point sa vie n’a que peu de sens, auréolée de grisaille : « Maintenant, et même si ça ne se voit pas à l’œil nu, je suis recroquevillée sur le bord de la vie et j’attends qu’elle passe »
Dans la seconde, Yann qui est visiblement en recherche d’un sens à sa vie et qui en prendra conscience en faisant la connaissance de ses voisins est attachant et sympathique. Ses voisins, un couple atypique, fantasque, mais chaleureux, très proche et très amoureux, et leurs deux petites filles. Chez eux, la vie explose, ça respire le bon air, la fantaisie et le bonheur sans pour autant passer à côté de petits coups de gueule pour mieux se réconcilier. Chez eux, on discute de tout, on rit… on vit ! 

Yann comprend que sa vie à lui est bien différente, voire à l’opposée, qu’il passe largement à côté de tout, notamment du bonheur, en l’occurrence en amour : « Je n’aime pas l’idée de faire de la peine. […] Je ne l’aime plus assez pour continuer à jouer la comédie du gentil petit couple, mais j’aime trop les gens pour prendre le risque de blesser l’un d’entre eux ». Il prend conscience que sa petite amie n’est pas celle qu’il lui faut, lui rappelant sans cesse qu’elle est d’une certaine classe sociale, une « classe supérieure », montrant mépris et mésestime pour ceux qui ne seraient pas de « son rang ». 
Ces deux histoires mettent en avant les problèmes liés à la société actuelle, où l’individualisme, voulu ou non, prend le pas sur un quotidien qui ne trouve pas forcément de but. Réaliser et se réaliser devient difficile dans la course de l’existence que chacun doit mener. Un état qui, malheureusement, tend à se généraliser. 
Mon avis 
Bien que ces histoires reflètent une certaine réalité, j’ai noté des maladresses, de l’incohérence dans la première histoire également. J’ai été quelque peu dérangée par une incontestable vulgarité, parfois virulente, en voulant le faire passer pour un « parlé branché » ou « à la mode », même si dans la seconde histoire les réflexions sont plus sensées, clairvoyantes ou judicieuses. Cette vulgarité était-elle vraiment nécessaire ? À mon sens, cela amoindrit l’effet recherché. 
Dans cet ouvrage, nous sommes loin de la plume que nous connaissions de l’auteur au travers de « Je l’aimais » ou « Ensemble, c’est tout », et j’ai trouvé cela fort dommage. Trop de parenthèses jalonnent ces histoires rendant la lecture encore moins agréable. Un peu d’humour tout de même relève ce constat (personnel). Mais, l’attrait Gavalda n’y est pas ! 
Quelques phrases tout de même retenues au cours de ma lecture :

« L’amour, on le reconnaît au souk qu’il fout en débarquant. »
« Il n’y a pas besoin de suivre les cours d’une école de design pour reconnaître l’importance des détails. »
« Si tu tiens vraiment à quelque chose dans la vie, eh bien, fais ce qu’il faut pour ne pas le perdre. »
« Mon seul talent, c’est de reconnaître celui des autres. »
« Il arrive toujours un moment où il faut aller chercher sa chance par la peau du cou et essayer de l’émouvoir en misant le tout sur le tout. »
« Que c’est difficile d’être soi quand soi ne vous inspire pas. »
« À défaut d’être grand, restons décents. »
« J’avançais de plus en plus vite pour essayer de semer mes objections. »
« Certaines fois, certaines larmes servent à amorcer toutes les autres. »


Marie BARRILLON

Informations sur le livre :

Titre : La vie en mieux
Auteur : Anna Gavalda
Éditions : Le Dilettante
ISBN : 9782842637965
Prix : 17,00 €


Poche : J’ai lu
Prix : 7,80 €
ISBN : 9782290115015


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mercredi 26 août 2015

Noble semaine(s) en famille(s)


« Dame Elizabeth n’eut pas le temps de finir sa phrase, car Charlotte pointa son index en l’air pour lui indiquer de se taire. Stupéfaite d’être traitée de la sorte, Dame Elizabeth fît mine de se lever, mais les propos cassants de Charlotte la firent se rasseoir sans demander son reste.
- Alastair menait une double vie depuis maintenant 35 ans. Et ce avec l’entière aide de son vieux camarade de chambre de Eton, Lord Wilson-Carter, mon père. Prenez-le comme vous le voulez, mais cette femme, et je vous rappelle qu’elle s’appelle Fiona Flaherty, est légalement la femme de Jim
Flaherty, qui s’avère être Sir Alastair Whitman-Burke ! Dans le testament que M. Taggart nous lira en présence de l’ensemble des parties, il est bien notifié que ses biens reviendront pour moitié à Madame Flaherty. Maintenant, c’est à vous qu’appartient d’avertir vos enfants !
- J’attaquerai ce testament abject !
- Il est inattaquable, Madame, croyez-moi bien ! Je l’ai rédigé de telle manière que personne ne puisse y trouver une faille. Alastair et moi y travaillions depuis 10 ans !
- Espèce de garce !
- Pour vous servir ! » Extrait du livre

Huis clos au château

Un roman qui mêle comédie et humour, tragédie amoureuse et malentendus, disputes et réconciliations, portant le lecteur dans un tourbillon au cœur de la Grande-Bretagne.

Charlotte aux us et coutumes sans mesure est en proie aux médias dont elle fait la Une presque chaque fois qu’elle met un pied dehors. Elle est délurée, effrontée, téméraire, mais loyale et honnête et n’a pas sa langue dans sa poche. Professionnellement, elle est avocate avec le caractère nécessaire pour réussir ce qu’elle entreprend.

Suite au décès du Comte  Whitman-Burke, dont elle était assez proche de manière professionnelle, mais aussi privée, elle se rend au château de feu le Comte où elle retrouve la Comtesse, épouse officielle du Comte et leurs fils. Sont aussi présents Fiona, l’officieuse, la maîtresse du Comte avec qui il menait une double vie, et leurs fils issus de leur union. Le personnel du château est là également ainsi que Taggart, le notaire de Monsieur, qui entretient une véritable admiration pour Charlotte.

NobleSemainesEnFamilles.JPG
Une tempête de neige éclate et dure plusieurs jours, empêchant quiconque de se rendre ou de quitter les lieux. Une catastrophe pour Charlotte, surnommée Miss C par les tabloïds, habituée aux sorties, beuveries et autres dérapages sans oublier les hommes, toujours de passage, plus ou moins long. Alors, se retrouver enfermée dans cette demeure avec une Comtesse désagréable, une ribambelle de fils, adultes certes, mais tout de même, un personnel hystérique, un mort confiné dans un congélateur, et autres situations cocasses, c’est au-dessus de ses forces. Pourtant, impossible de faire autrement.


Miss C sans complexe ou Charlotte au grand cœur

Charlotte compte bien manifester son mécontentement, au diable les convenances, et n’est pas encline à céder à Madame la Comtesse, qu’elle rabroue autant qu’elle en a envie dans des propos et un langage parfois châtié et toutefois rarement aimable.

Au fil de ce huis clos, un homme est retrouvé pendu, un autre poignardé, suicide ? Meurtre ? Accident ? Dans le même temps, Charlotte est sous le charme d’Andrew, ce qui n’est pas pour plaire à Elizabeth, la Comtesse, toujours à couver son « petit oiseau » comme elle le nomme. En faire un attardé aux yeux du monde ne la dérange pas tant qu’elle peut le garder près d’elle. Alors, une Charlotte dans les parages à lui tourner autour met la Comtesse dans tous ses états. Conflits et joutes verbales sont de rigueur entre les deux femmes, rendant les échanges drôles pour le lecteur, et virulents pour les personnages.

Le personnel s’y met dans des crises d’hystérie burlesques, mais vraiment cocasses et comiques.

Comme à son habitude, Lisa Giraud Taylor sait nous emporter avec elle dans l’histoire avec un style tranchant parfois, mais toujours franc et direct. Pas de pincettes, elle sait être douce comme incisive. Elle ne badine pas, et le lecteur ne peut que la suivre sans même se faire prier.

Un roman drôle, où se côtoient l’amour, la haine, la colère, l’humour… À lire absolument pour tout lecteur qui souhaite vraiment passer un bon moment.


Informations sur le livre:

Editions : TheBookEdition
ISBN : 9791095081005
Prix : 13 € format papier
           7 € format numérique

mardi 4 août 2015

Pour info, je serai en dédicace à ‪‎Boulouris‬,
‪Saint-Raphaël‬ prochainement,

soit les 10, 17 et 24 Août 2015 de 9h00 à 13h00
Jours de marché.

J'y dédicacerai "Poil d'or, le lapin géant" (album jeunesse)

et "La vie est parfois une surprise" (roman).

Au plaisir de vous rencontrer.

 
 
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lundi 3 août 2015

Juste avant le bonheur

Juste avant le bonheur, Agnès Ledig, Editions Pocket

« Ce n’est pas la vie qui est belle, c’est nous qui la voyons belle. Ne cherchez pas à vouloir atteindre un bonheur parfait, mais contentez-vous des petites choses de la vie, qui, mises bout à bout, permettent de tenir la distance.
- Qu’appelez-vous les petites choses de la vie ?
- Les tout petits riens du quotidien, dont on ne se rend même plus compte, mais qui font que, selon la façon dont on les vit, le moment peut être plaisant et donne envie de sourire. Nous avons tous nos petits riens à nous. Il faut juste en prendre conscience. Réfléchissez, je suis sûr que vous en trouverez à la pelle. » Extrait du livre
 
Julie, Lulu... et les autres
Ce roman nous entraîne au cœur de la vie de Julie, de son quotidien difficile avec son fils, Lulu (Ludovic) qu’elle élève seule. Il est sa seule raison d’être et de se battre quotidiennement.
On y rencontre avec elle, Paul, un cinquantenaire fraîchement célibataire après trente ans de vie de couple avec une femme que seuls les finances et le niveau de vie intéressent. Trente années durant lesquelles, il pense finalement avoir perdu son temps. On découvre ensuite Jérôme, le fils de Paul, veuf depuis peu, sa femme s’étant suicidée, et qui a toutes les peines du monde à accepter la situation.

On découvre également Manon, pétillante jeune femme qui vit l’instant présent sans se soucier des « on-dit », menant sa barque comme elle l’entend, et dont l’amitié pour Julie (et réciproquement) n’a pas d’égal commun, toujours présente pour sa jeune amie fille-mère : « Avec cette sorte d'amie, partager les peines les divise, et partager les joies les accroît ».

Tous ces personnages ont en commun des difficultés dans leur vie, écorchés vifs, deuils, divorces, séparations, etc. qui ensemble vont tenter de remonter le chemin pour sortir « la tête de l’eau ».
 
Il y a quelques mois, j’avais tenté la lecture de ce roman sans parvenir à accrocher. Après une trentaine de pages, j’avais fini par le mettre de côté pour une tentative de lecture ultérieure, n’abandonnant jamais vraiment un ouvrage. J’ai pour habitude de penser (et dire) que la lecture ne s’associe pas à n’importe quel état d’esprit. Dans certaines situations, l’esprit n’est pas toujours réceptif pour un livre alors qu’il le sera pour un autre.
 
J’ai donc récemment repris ma lecture de « Juste avant le bonheur » (au début), et curieusement, cette fois, j’ai bien accroché.
Je me suis prise d’affection pour Julie et le petit Lulu, mais ai eu un peu de mal avec les diverses rencontres où tout (tous) se li(en)t un peu trop rapidement et facilement, à mon sens. Toutefois, je suis restée sur le second degré dans le sens où j’ai pris cette histoire comme une fiction, et comme dans toute fiction nous savons que tout peut arriver.

J’ai lu beaucoup de commentaires négatifs sur ce point (Amazon, Babelio, etc.), mais je pense que les lecteurs cherchent trop souvent à identifier « la vie existante » à la fiction d’un livre. Ce qui fait qu’à mon (humble) avis ceci explique cela, et fausse les avis des lecteurs appréhendant l’histoire de manière trop réelle.
La première partie, bien qu’un peu longue à mon goût, m’a toute même bien emportée. Puis, l’accident, la disparition du petit Lulu, m’a profondément touchée dans la mesure où je vis actuellement la perte d’un être cher (ma mère), et m’a noyée dans mes propres douleurs du moment. Je déconseille donc ce roman aux personnes traversant des souffrances pénibles du même genre, car ça ne leur fera absolument aucun bien, et au contraire même, cela risque de les affaiblir un peu plus.

La dernière partie, je l’ai trouvée un peu trop longue, sans surprise, parce qu'en définitive, au cours des pages, on s’attend déjà au dénouement qu'aura la fin de l'histoire, il manquerait donc peut-être d’un peu de pep’s et/ou d’intrigue.
 
Cela dit, l’écriture est fluide, facile à lire, et c’est tant mieux parce qu’on ne cherche peut-être pas ici une lecture où il faut réfléchir. Toutefois, l’auteur sait employer de très jolies phrases, parfois profondes et en tout cas lucides. Certaines pourraient même amener certains lecteurs à se poser quelques questions.
Finalement, j’ai tout de même apprécié ce roman, que j’ai fini par lire très vite.
À ne pas oublier ; l’état d’esprit joue un rôle prépondérant dans chacune des lectures que nous lui proposons. Et si nous n’accrochons pas, au premier abord, ce n’est pas nécessairement que le livre est mauvais, mais peut-être juste que l’état d’esprit n’est pas en condition à ce moment précis.
 
Quelques phrases relevées au cours de ma lecture : 

« Quand c’est une question de survie, on range au placard les grands idéaux qu’on s’était fabriqués gamine. »
« L’évidence n’a pas besoin de beaucoup de temps pour sauter aux yeux. C’est généralement instantané. »
« La vie est légère comme une plume quand le souffle qui la porte est animé d’amour et de tendresse, alors je veux bien me délester de quelques plumes… »
« Il vaut mieux avoir de bonnes raisons d’être heureux que de bonnes raisons d’être malheureux. »
« La poisse, c’est comme la bêtise humaine, elle est inépuisable. »
« L’empathie, c’est tendre la main à celui qui est dans le trou, ce n’est pas sauter dedans pour l’aider à remonter. » 
« Le désespoir et la tristesse n’ont jamais aidé personne à combattre les épreuves. »
« Certaines broutilles sont malgré tout urgentes. »
« Si le goût sucré rassure les nouveau-nés, il doit aussi faire du bien aux malmenés, quel que soit leur âge... »
Marie BARRILLON

Chronique de Magali sur le même ouvrage : Les chroniques de Magali
Informations sur le livre :
Titre : Juste avant le bonheur
Auteur : Agnès Ledig
Éditions : Pocket
ISBN : 9782266250627
Prix : 6,80 €

jeudi 30 juillet 2015

[Tag] Les blogueurs littéraires

[Tag] Les blogueurs littéraires

En me baladant sur le blog "Lire sous la lune", j'ai découvert le "[Tag] Les blogueurs littéraires". Je me suis donc dit que je pourrais me prêter au jeu des réponses pour mes propres lecteurs sur mon blog.
Voici donc mes réponses à ce [Tag] (sans tag) des blogueurs littéraires.
 
1. Plutôt corne ou marque-page ?

Marque-page absolument ! Je ne vois pas l'intérêt de corner les pages, sauf celui de les abîmer. Et je voue un tel respect au livre que je ne me livrerai jamais à en corner les pages.

2. As-tu déjà reçu un livre en cadeau ?

Oui, souvent. Entre les cadeaux d'anniversaire, Noël et autres occasions en tout genre, et ceux qui me sont envoyés par les éditeurs ou les auteurs eux-mêmes, ça arrive régulièrement.

3. Lis-tu dans ton bain ?

Non, jamais. Déjà parce qu'au fil de ma lecture je prends des notes, ce ne serait donc pas évident, livre, cahier, stylo... un bureau au-dessus de la baignoire, ça ne le ferait pas vraiment. Et puis, parce que j'aime être bien posée quand je lis. C'est un moment particulier où je m'enferme totalement (ou presque) dans ma bulle (idem quand j'écris).

4. As-tu déjà pensé à écrire un livre ?

C'est fait. Dix, même !

5. Que penses-tu des séries de plusieurs tomes ?

J'ai un peu de mal, car je n'aime pas trop quand ça traine en longueur. J'aime connaître le dénouement des histoires que je lis, et s'il faut dix bouquins pour y arriver, ça me lasse un peu. Je dirais donc que jusqu'à trois tomes, ça me va encore, au-delà c'est trop long.

6. As-tu un livre culte ?

Un livre culte, non. Il y en a quelques-uns qui m'ont laissé de belles émotions, qui m'ont marquée, mais pas un livre culte.

7. Aimes-tu relire ?

Rarement. J'ai très bonne mémoire en matière de lecture, alors relire un livre où je sais ce qui va se passer ne m'intéresse pas vraiment. Et puis, il y a tant de très bons livres à lire qu'il serait dommage de passer à côté.

8. Rencontrer ou ne pas rencontrer les auteurs de livres qu’on a aimés ?

J'aime rencontrer les auteurs dont j'ai apprécié les ouvrages. Tout comme j'aime rencontrer les lecteurs qui m'ont lue. Il y a comme une connivence entre les deux bords.

9. Aimes-tu parler de tes lectures ?

Oui, bien sûr. Sinon je ne tiendrais pas un blog littéraire.

10. Comment choisis-tu tes livres ?

Au feeling. La couverture, la quatrième, quelques extraits lus au hasard, me permettent de savoir si l'ouvrage me plaira.

11. Une lecture inavouable ?

Euh... non, aucune.

12. Des endroits préférés pour lire ?

Pas particulièrement. Je peux lire à peu près n'importe où (sauf dans ma baignoire... hein !), même dans des lieux bruyants ça ne me dérange pas puisque j'ai cette faculté de pouvoir m'isoler dans ma bulle.

13. Un livre idéal pour toi serait… ?

Je ne pense pas qu'il puisse y avoir de livre idéal. Chaque livre trouve son récepteur à un moment donné. Il m'est arrivé de ne pas pouvoir accrocher sur un livre, de le mettre alors de côté et de le reprendre quelque temps plus tard, et là d'accrocher complètement. La lecture joue beaucoup avec l'état d'esprit, on peut ne pas être réceptif à un moment, et l'être à un autre.

14. Lire par-dessus l’épaule ?

Oh oui, ça m'arrive parfois, mais je n'en fais pas une habitude, car j'ai toujours un livre dans mon sac pour répondre à l'envie de livre.

15. Télé, jeux-vidéos ou livre ?

Livre en premier lieu, néanmoins parfois télé, surtout les séries policières.
Dernièrement, c'est "Engrenages" de Canal+ qui m'a happée.

16. Lire et manger ?

Je suis une petite mangeuse. Il m'arrive de lire en mangeant pour oublier que je mange quand je suis seule. Je n'aime pas manger seule, je le ressens comme une perte de temps, même si c'est vital de se nourrir.

17. Lecture en musique, en silence, peu importe ?

Peu importe, comme je le dis plus haut, je peux lire dans à peu près n'importe quel contexte. Je ferme l'entrée de ma bulle pour me retrouver dans le silence.

18. Que deviendrais-tu sans livres ?

Euh... je ne me suis jamais posé cette question. Mais, je pense que je m'ennuierais profondément et que pour remédier à cet ennui je ne ferais qu'écrire, écrire et encore écrire.

19. Tu achètes un livre sur le Net et tu le reçois un peu abîmé. Que fais-tu ?

Si c'est un livre d'occasion, je pars du principe que je m'y attends (bon, faut exagérer non plus). Si c'est un livre neuf, je serais assez agacée. Je respecte les (mes) livres, j'y fais donc très attention. Je suis d'une nature soigneuse en général.

20. Quel est l’élément qui t’a donné le goût de la lecture ?

Ça, c'est une longue histoire qui vient de l'adolescence. La lecture s'est trouvée être à ce moment-là une échappatoire. Fuir la vie et son quotidien. Voyager grâce au livre, pour être ailleurs.

21. Que penses-tu de toutes ces adaptations cinématographiques ?

Pourquoi pas, mais il faut que ce soit vraiment bien fait, ce qui n'est pas toujours le cas.

22. Si tu ne devais retenir qu’un seul personnage rencontré dans tes lectures, ce serait lequel ?

Ce serait probablement Lucienne dans "Lucienne" de Jean-Michel Berardi ou Mauricette dans "La patience de Mauricette" de Lucien Suel.

23. Quels sont les 5 livres de ta PAL qui te font le plus envie ?

"Noble semaine en famille" (que j'ai commencé) et "Les aventures de la smala" de Lisa Giraud Taylor dont la plume est un petit bijou. "Ils rêvaient des dimanches" de Christian Signol (l'auteur qui a ma préférence). "Femmes qui courent avec les loups" de Clarrissa Pinkola Estés (j'aimerais le lire depuis longtemps, et on me l'avait conseillé). Et "L’immeuble des femmes qui ont renoncé aux hommes" de Karine Lambert.

24. Si tu ne pouvais plus lire qu’un seul type de livre, lequel ce serait ?

Les romans d'émotions comme sait si bien les faire Christian Signol.

25. Comment classes-tu tes livres dans ta bibliothèque ?

Par noms d'auteurs, toujours.

26. Es-tu livre papier ou ebook ?

Papier assurément, même si j'en viens de temps en temps à lire des ebook. J'ai besoin de sentir le papier, l'encre... avoir le livre en main. La lecture sur ebook n'a, pour moi, pas la même saveur. Il manque quelque chose.

27. Que fais-tu de tes livres une fois lus ?

Je les range dans ma bibliothèque, mais comme je manque de place, j'en ai un peu partout. Mais, je les garde, j'y tiens.

28. Connais-tu la règle de la page 99 ? Et si oui, est-ce que tu l’appliques parfois à tes lectures ?
 
Oui, je connais cette "règle", mais je ne l'applique jamais. Pour moi, ça n'a pas de sens. 

29. Quel est, parmi toutes tes lectures, ton « méchant » préféré ?

Aucun ne me vient à l'esprit.

30. Que penses-tu des challenges littéraires ?

Chacun fait comme il veut. Personnellement, la lecture n'est pas un challenge, mais un plaisir qu'il faut conserver comme tel. Je lis avec le cœur, je n'ai pas envie de lire par obligation parce que je veux que cette passion demeure, et c'est le même principe que pour l'écriture. Et ça marche très bien comme ça. Ca fait trente-trois ans que ça dure, ma plus belle histoire d'amour, je pense.

31. Quel est le livre que tu as le plus détesté ?

Détesté est un bien grand mot. Je n'en ai pas détesté, moins aimé certains, mais pas détesté.

32. Ton dernier coup de cœur littéraire ?

Mon dernier coup de cœur, c'est sans aucun doute "Et puis, Paulette..." de Barbara Constantine que j'ai chroniqué sur mon blog.

33. Le livre qui n’est pas dans ta PAL et qui te fait le plus envie?

Ce sera toujours le dernier de Christian Signol qui n'est pas encore publié. *sourire*

Marie BARRILLON
 

jeudi 9 juillet 2015

Au secours ! j'ai 40 ans

Au secours ! j'ai 40 ans depuis 4 ans, Gaëlle RENARD, Editions Charleston

« Au secours ! j’ai 40 ans depuis 4 ans » décrit le passage de la quarantaine à travers le quotidien de Véro, la narratrice. N’y cherchez pas d’intrigue, il n’y en a pas. Cet ouvrage aborde toutes sortes de thèmes à commencer par les hommes ; les ex et les futurs, et le sexe, puis les enfants, les rides et les cheveux blancs, les ami(e)s et les sorties. Tout y est décortiqué et passé à la loupe.
 
Ce livre fait plus penser à un journal intime, un journal de bord des jours qui passent, qu’à un roman à proprement parler. Avec Véro, on l’aura compris, tout y passe, même le superficiel, même l’intime. La quarantaine est un passage pas toujours indolore, chacune d’entre nous l’appréhendant de la manière qui lui sied le mieux, ou comme elle le peut. Véro ne fait donc pas exception à la règle.
 
Dans son cas ce passage est pour Véro une véritable révolution narrée avec humour. Elle se rend compte que le temps défile vite malgré sa « jeunesse » d’esprit : « Il m’est difficile de me contempler le nombril alors que j’ai à peine le temps de me le nettoyer ! » Elle divorce, change de vie, fait des rencontres, pour finalement s’accrocher à celui qu’elle nomme dorénavant son « troubadour ». Parce qu’il est évident pour elle qu’elle ne peut pas rester seule.
 
Son « troubadour » a quelques années de moins qu’elle, ce qui ne la dérange pas même si certains pourraient la qualifier de « cougar ». Un mot qu’elle exècre en toute franchise : « Ben non, ça ne me fait pas rire. Ça me vexe, ça me complexe, en un seul mot : ça m’humilie. » Parce qu’il faut bien le reconnaître, le terme « cougar » n’a rien de charmant et est quelque peu péjoratif, « Et non. Non. « Cougar » ce n’est pas « mignon » […] C’est « chaton » qui est mignon. « Cougar » ça sent le fauve, la prédatrice, la vieille pathétique qui essaye d’être sexy en imprimé panthère. »
 
Donc, à 40 ans, nous ne sommes pas vieilles. Non, non, M’sieurs, Dames ! Véro l’assure, et elle a raison : « J’ai 40 ans, ne me demandez pas comment ça s’est fait, je n’ai rien vu venir. […] Jusqu’alors, je pensais qu’à 40 ans, on était juste… vieille. Mais l’amie dans la glace me disait tout le contraire. »

D’ailleurs, n’est-il pas courant de dire que l’âge c’est dans la tête ? Le mystère de la jeunesse ne serait-il pas celui-là justement ; savoir rester jeune dans l’âme. L’important étant d’être équilibré et bien dans ses baskets !
 
Véro partage ses petites révoltes, petites, car aucune n’est vraiment grave. L’expression quadragénaire l’incommode et l’agace, et elle ne mâche pas ses mots : « C’est drôlement moche comme mot, quadragénaire… C’est trapu, ça fait couac, ça sent les cors aux pieds, les jambes lourdes et l’Alka-Selzer. Non, franchement, quadragénaire ne correspond pas à la réalité d’aujourd’hui. Quarantenaire serait plus joli. Quarantenaire est un beau mot bien horizontal, un mot qui claque, qui a du peps. »
 
Alors voilà, à 40 ans nous ne sommes plus jeunes, mais pas encore vieilles. Comme disait Coco Chanel : « Personne n’est jeune après 40 ans, mais on peut être irrésistible à tout âge. » Ou encore comme disait Herbert Léonard : « C’est beau une femme à 40 ans, sa vie se vit comme un roman, pas une ride sur le cœur, toujours amoureuse du bonheur. » Merci, Herbert !
 
Ce roman/journal est plein d’humour, sympathique pour passer un moment, légèrement décalé, mais surtout où rien n’est pris au sérieux et où on navigue dans une bonne humeur assez constante. Il n’est d’ailleurs pas nécessaire d’avoir 40 ans pour lire ce livre parce qu’il offre un bon moment à tout âge, surtout s’il est pris au second degré.

Marie BARRILLON

Informations sur le livre :

Titre : Au secours ! j’ai 40 ans depuis 4 ans
Auteur : Gaëlle Renard
Éditions : Editions Charleston
ISBN : 9782368120361
Prix : Format papier : 17 €
           Format numérique : 10,99 €