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mardi 15 mai 2012

Jarwal le lutin

« Je t’ai déjà dit Rémi qu’il faut lire tous les jours si tu veux apprendre mais pas tes bandes dessinées ridicules, sacré bon sang, des vrais livres, des grimoires, des légendes, des épopées, des quêtes magiques ! Ces livres-là contiennent beaucoup plus de choses que ce qu’on voit. Il faut savoir écouter entre les lignes. Tous ces personnages mythiques sont éternels et leurs esprits virevoltent au cœur des mots. Ça se lit avec le cœur et pas qu’avec la tête. »
Extrait du livre

BALADE DANS LA MONTAGNE...

Marine et ses deux petits frères partent en promenade dans la montagne : "Les jeux habituels se mirent vite en place sous la houlette de Marine, organisatrice et chef incontestée du trio."
Tout à leur balade, une musique se fait entendre. Les deux garçons sont interrogateurs, alors Marine leur raconte la légende des Darmiens, un peuple transformé au fil des siècles, petit à petit en êtres rampants, par le mauvais sort jeté par un autre peuple, "et tous les vers de terre, limaces et escargots […] appartiennent sans doute à ce peuple maudit."

Evidemment, les deux petits frères l’inondent de questions auxquelles elle répond tout en leur reprochant de ne pas lire, car la connaissance passe aussi et beaucoup d’ailleurs par la lecture.

Marine partage avec eux son savoir au cours de cette promenade. Elle leur raconte également beaucoup la nature : "Il faut toujours écouter la nature. C’est elle qui dirige. Il y a toujours des signes quand on fait attention. Mais pour écouter la nature, il faut se taire dans sa tête et arrêter de penser en homme. Il faut devenir papillon par exemple."

Puis, au fur et à mesure de leur avancée, ils se remémorent les excursions tous ensemble en compagnie de leurs parents. Ces parents qui ont pris le temps de leur apprendre à aimer la nature mais également à la respecter comme une amie chère. Ils savent la respirer, l’observer plus que la regarder, la caresser du regard avec tendresse pour tout le bien qu’elle est capable de nous offrir, parler d’elle comme d’une déesse, fouler son sol sans jamais aucune brutalité. Malgré leur jeune âge, ils savent tout cela et bien plus encore.

Mais, leur flânerie va être subitement interrompue par "un petit être extraordinaire, coiffé d’un large chapeau vert aux bords écornés… […] Une voix étrangement posée, grave et profonde comme un gouffre sur un visage rieur, l’effet était percutant."

Les trois enfants se tenaient serrés les uns contre les autres, "nullement rassurés par cette apparition irréelle." Qui le serait d’ailleurs ?

ETRANGE RENCONTRE...


L’apparition en question n’est autre que Jarwal le lutin qui va leur conter son histoire ainsi que celle des siens. Cette histoire s’avère être triste car elle est subitement abîmée par le progrès toujours incessant des hommes : "On ne va pas commencer à énumérer toutes les folies des hommes, on n’en finirait jamais".

Cependant, l’histoire de Jarwal se suffisait à elle-même et à toutes les autres, dirons-nous ! Le progrès à certes de bons côtés mais pas que… ! "Il ne s’agit pas d’abandonner le progrès mais de savoir l’utiliser en toute conscience […] Il ne faut jamais laisser le progrès devenir le maître." Car effectivement, dans la vie de certains le progrès devient de plus en plus envahissant.

Il faut savoir parfois faire un juste retour aux sources. Etre capable de se passer du confort habituel et quotidien. Marine et ses frères ont été élevés de tel sorte que l’inconfort ne les dérange pas plus que cela. Ils savent écouter la nature, la regarder, la respirer, vivre avec elle tout simplement. Ils ne sont pas avides de tout posséder. Le progrès n’est utile que lorsqu’il est nécessaire et non pas à outrance.

Voici, une belle histoire qui parle aux enfants de l’équilibre entre le bien et le mal, de pouvoir abusif, de nature, et de bien d’autres choses encore…
Une aventure où le lutin n’est plus seulement qu’un personnage de conte mais un être qui aide à comprendre les raisons de la vie, l’intérêt de respecter la nature qui nous entoure avec tout ce qu’elle nous donne, le bonheur d’aimer ce que l’on a sans envier ce que l’on voudrait ou pourrait avoir.

Une belle histoire pour enchanter et ravir les enfants… mais également les plus grands qui ont su garder une âme d’enfant.

Quelques phrases relevées au fil des pages :

"J’apprends tout au long de ma vie. Ce qui est d’ailleurs le seul intérêt de prendre de l’âge."
"En quelque sorte, vieillir revient à naître un peu chaque jour puisque celui que nous devenons est un individu qui se découvre."
"Le progrès est une arme infaillible. Il entraîne les peuples dans l’avidité du confort."
"J’ai appris aussi que la Nature est une compagne et pas une adversaire à dominer."
"Le goût du pouvoir appartient aux hommes. La Nature n’a que le goût du partage."
"Je ne t’aurai rien appris si tu n’avais accepté de comprendre."
"Grandis mais sans te perdre en route. C’est sans doute ce qu’il y a de plus difficile dans une vie d’homme."
"La solitude est parfois un poison redoutable. Et l’amour, le plus puissant des remèdes."

On notera des explications de mots en fin de pages pour aider les jeunes lecteurs à une compréhension plus complète.

Marie BARRILLON

Informations sur le livre :

Titre : Jarwal le lutin
Auteur : Thierry Ledru
Editions : Laura Mare
ISBN : 9782918047780
Prix : 12€

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